Un peu d'histoire...

D'Okinawa au Japon:

Au siècle dernier, au début des années vingt, Gichin Funakoshi, le père du Karate moderne, introduisit au Japon cet art d’Okinawa issu de la culture chinoise. Il le rendit  accessible à tous et révolutionna son enseignement en créant les kihon et les kumite. En effet,  cet art était auparavant  presque  exclusivement enseigné par le biais des katas.

Mais il n’atteignit le statut de Budo(arts martiaux japonais) que sous l’égide de Shigeru Egami, un de ses Uchi deshi(élève en internat) les plus talentueux, et également élève de Noriaki Inoue (fondateur du Shinwa Taido), neveu de O-Sensei Ueshiba. Fort de leurs enseignements, il donna au Karate de son maître ses lettres de noblesse et le fit ainsi entrer au panthéon du Budo. A la mort de Funakoshi Sensei, il devint le dépositaire du style Shotokai caractérisé par le relâchement et l’utilisation de l’intégralité du corps plutôt que de la force dissociée d’un groupe musculaire. Il prônait également l’engagement total et décisif dans chaque action, principe hérité du Kenjutsu.

Du Karate au Shintaido:

L’Uchi Deshi le plus doué de  Egami Sensei  fut Hiroyuki Aoki . Son professeur lui confia la tâche de créer un nouveau Budo, mieux adapté au monde du 20ème siècle. Pour cela il rassembla autour de lui de grands artistes martiaux issus de diverses écoles. Ils  fondèrent un groupe d’étude qu’ils baptisèrent RAKUTENKAI (association des optimistes). Pendant près de trois ans, ils se consacrèrent exclusivement à l’édification de ce nouveau Budo, certains abandonnant des carrières professionnelles prometteuses, d’autres leur pays natal. Ce groupe comptait parmi ses membres des artistes martiaux tels que Fugaku ITO, Mitsuru OKADA, Masatake EGAMI, Kenneth WAIGHT, et bien d’autres auprès desquels nous nous excusons de pas les avoir cités.

Ce groupe mit au monde un art révolutionnaire qu’il baptisa Shintaido (Nouvelle Voie du Corps).

Cet art transcenda rapidement les frontières et se développa  en Europe, en commençant par l’Angleterre grâce à Ken Waight puis en France avec Marc Bassis, et aux Etas-Unis sous l’impulsion de Fugaku Ito.

Au début des années soixante dix, le Rakutenkai fut démantelé. Après cette riche période de pratique nombre des meilleurs enseignants et pratiquants partirent. Parmi eux Masatake Egami, ancien instructeur en chef et fils de Maître Egami, Shikoh Hokari et son frère Takeo, Gan Okada, Kato Tomorori, ancien Instructeur en chef, Chieko Kato, Toshima Shigeiko et Juguro Ito. Leur dépar tdiminua grandement la force créative du groupe Japonais qui fut alors dirigé par d'autres avec moins de charisme et d'imagination.

Du Shintaido au Kitaido:

  Ancien Uchi Deshi de Harada Sensei avant de rejoindre le Rakutenkai, Ken WAIGHT poursuivit son étude du mouvement et de sa relation avec la Vie, à travers d’autres arts tels que « Dance Movement Therapy », le bouddhisme Zen sous la tutelle de Genpo Merzel Roshi, le shiatsu et la médecine traditionnellle chinoise.

Dans les années 80, il se lança dans un nouveau processus de recherche qui le conduisit à fonder le Kitaido. En 1989, il fut convié par Joel Mucci, instructeur de Shintaido, à enseigner en France. Quelques années après, ce dernier quitta le Shintaido pour se joindre à Ken Waight et les autres enseignants d'Angleterre et de France pour créer un centre de pratique intensive à temps plein. Baptisé le Centre de la Forêt Verte, il fut ,et est toujours un lieu de rencontre pour les étudiants désirant pratiquer ensemble et continuer le développement du Kitaido.

 

Pour en savoir plus au sujet de notre art nous invitons les lecteurs à se rendre à la section Discipline et à la section Registre pour le parcours de Ken Waight et des enseignants.